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Van Gogh et Cézanne au cœur des ventes de novembre

Sotheby’s et Christie’s mettent en circulation, à Londres et à Paris, trois œuvres majeures annoncées pour la mi-novembre. Parmi elles, un Van Gogh resté hors du regard public depuis 1975 et un rare Arlequin de Cézanne attirent l’attention.

Van Gogh et Cézanne au cœur des ventes de novembre
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Le 18 novembre, Sotheby’s présentera à Londres Châtaigniers en fleurs de Vincent van Gogh, estimé autour de 180 millions de dollars, dans la vente Legendary: The Blaquier-Arrieta Collection Evening Auction. Peint à Auvers-sur-Oise dans les dernières semaines de la vie de l’artiste, le tableau montre des châtaigniers en fleurs sous un ciel bleu, avec des femmes qui passent, ombrelles à la main et vêtements d’inspiration japonaise.

L’intérêt d’une œuvre comme celle-ci tient autant à sa rareté qu’à ce qu’elle donne à voir du regard de Van Gogh à ce moment précis : un paysage encore traversé par une forme d’élan, mais déjà très construit par la couleur et le mouvement. Le fait qu’elle n’ait pas été vue en public depuis son entrée dans la collection Blaquier-Arrieta en 1975 ajoute une dimension de redécouverte qui parle aussi aux artistes, pour qui le retour d’une image longtemps tenue à distance change la manière de la lire.

Un Cézanne rare, puis un Man Ray à Paris

Le même soir, Sotheby’s proposera aussi Arlequin de Paul Cézanne, estimé autour de 120 millions de dollars. L’œuvre, peinte entre 1888 et 1890, est l’une des quatre versions connues de cette série inspirée par les défilés de Mardi gras de l’enfance de l’artiste à Aix-en-Provence, et elle n’avait pas été montrée au public depuis 1975.

Pour les peintres et dessinateurs, l’intérêt est dans la construction du personnage autant que dans l’histoire de sa circulation : modèle, costume, mémoire personnelle et collection se superposent ici. À Paris, le 13 novembre, Christie’s mettra aussi en vente Le Baiser de Man Ray, autour de 1930, venu de la collection Roger Therond, avec une estimation de 250 000 à 350 000 euros ; la photographie joue sur l’ambiguïté des poses et sur ce que le cadrage laisse volontairement en suspens.

Source : The Art Newspaper