Renoir à Londres, Kanal à Bruxelles, Ronald Moody à Twickenham
Cette semaine, The Art Newspaper revient sur trois sujets liés à la peinture, au musée et à la sculpture : une exposition Renoir à la National Gallery, les débats autour de Kanal Brussels et un accrochage consacré à Ronald Moody. À travers eux, on voit comment un regard d’artiste se construit entre héritage, institutions et circulation des œuvres.

À Londres, la National Gallery ouvre le 3 octobre Renoir and Love, une exposition consacrée à Auguste Renoir. Les commissaires reconnaissent que le peintre continue de diviser la critique, mais le public répond présent : le musée a annoncé avoir battu ses records de ventes anticipées. L’exposition, qui doit ensuite voyager au Museum of Fine Arts de Boston, interroge la place de Renoir dans les évolutions radicales de l’art parisien entre les années 1860 et 1880.
Ce qui intéresse ici, pour les peintres et les dessinateurs, c’est moins le mythe Renoir que la manière dont une œuvre peut rester discutée tout en gardant une force de présence. Le sujet renvoie au métier même : comment un peintre organise la lumière, les corps, les gestes et la sensation d’un moment partagé, et pourquoi ces choix continuent de nourrir le regard contemporain.
À Bruxelles, le futur Kanal Brussels, musée d’art moderne et contemporain et d’architecture installé dans un ancien garage Citroën, est au centre d’un débat politique sur son financement. Le musée doit ouvrir le 28 novembre. L’enjeu dépasse l’actualité institutionnelle : il dit quelque chose des conditions dans lesquelles les artistes exposent, travaillent et rencontrent leur public, dans un bâtiment pensé pour accueillir des formes de création très diverses.
L’épisode évoque aussi Ronald Moody, avec Seated Sarong Figure (1938), présenté à Orleans House Gallery, à Twickenham, dans l’exposition Sculpting Life. L’œuvre rappelle l’importance du volume, de la posture et de la matière dans la sculpture, et la nouvelle filmographie réalisée par Kedisha Coakley pour l’exposition prolonge cette lecture en donnant à voir un artiste dans son contexte de travail.
Source : The Art Newspaper