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Mala Iqbal peint les inconnus du métro et de la ville

À New York, les nouvelles toiles de Mala Iqbal montrent des passagers, des vitrines et des écrans comme des lieux où l’on partage le monde sans vraiment se rencontrer. Publiées le 2 octobre 2026 dans Hyperallergic, elles regardent la ville comme un espace de gestes interrompus, de regards décalés et d’images qui filtrent le réel.

Mala Iqbal peint les inconnus du métro et de la ville
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Dans cette série récente, Mala Iqbal place des figures au cœur d’une ville dense, souvent dans le métro ou devant des fenêtres, avec des lumières orange et jaunes qui donnent aux scènes une tonalité artificielle. L’article souligne que ces tableaux ne cherchent pas le drame frontal : ils observent plutôt la manière dont la vie urbaine se compose de présences partielles, de silhouettes qui se croisent sans se lire entièrement.

Le tableau Through the Curtains (2026) concentre cette idée. Une scène de collapse apparaît d’abord, puis se trouve voilée par un rideau de tulle, avant qu’un autre motif ne vienne clore l’image comme un langage devenu presque pictographique ; chez Iqbal, la peinture ne montre pas seulement ce qui arrive, elle montre aussi comment l’image transforme ce qui arrive en quelque chose de filtré, de retardé, parfois d’incompréhensible.

C’est ce déplacement du regard qui intéresse particulièrement les artistes et les amateurs de dessin ou de peinture. Iqbal travaille la construction de la réalité par couches, par signes et par figures, avec une liberté qui rappelle la peinture moderniste tout en restant ancrée dans l’expérience urbaine contemporaine. La ville n’y est pas un décor : elle devient un système de perceptions, de masques et de surfaces à déchiffrer.

Times Square (2026) et Subway Riders (2026) prolongent cette approche en donnant à voir des espaces où l’on croit reconnaître les autres, mais où chacun demeure en partie hors champ. La présence d’Angela Dufresne dans Subway Riders ajoute un autre niveau de lecture : le tableau montre aussi que représenter quelqu’un, c’est déjà entrer dans une relation, avec tout ce qu’elle laisse voir et tout ce qu’elle garde à distance.

Source : Hyperallergic