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Collins Obijiaku : des portraits qui font remonter les souvenirs

À Los Angeles, Roberts Projects présentera du 7 novembre au 19 décembre 2026 la prochaine exposition personnelle de Collins Obijiaku, Wherever You Are, Remember Me. Les portraits à l’huile et au fusain de l’artiste, nourris par des visages de son entourage, jouent avec la mémoire, la distance et la manière dont un regard peut faire revenir un lieu ou une présence.

Collins Obijiaku : des portraits qui font remonter les souvenirs
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Né dans la région de Kaduna, au Nigeria, et récemment installé à Chicago, Collins Obijiaku peint des figures qui semblent à la fois proches et déjà lointaines. Dans ses toiles, les regards rencontrent souvent celui du spectateur, tandis que les fonds en aplats colorés, les contours linéaires et quelques signes d’architecture ou de nature installent des scènes suspendues, hors d’un temps précis.

Ce qui frappe, c’est la façon dont le portrait devient ici un espace de résonance. Obijiaku part d’expériences ordinaires — une odeur, un bruit, un passant qui rappelle quelqu’un — pour faire sentir comment la mémoire travaille le présent ; ses peintures ne racontent pas seulement une personne, elles montrent aussi ce qui affleure autour d’elle : une émotion retenue, une familiarité incertaine, un souvenir en train de se former.

Parmi les œuvres annoncées pour l’exposition figurent Rengaji et Portrait of Benedicta Rufus, aux côtés d’une suite de natures mortes. Rengaji fait écho à des peintures de la tradition chrétienne de la Renaissance, tout en renvoyant aux processions royales de l’enfance de l’artiste au Nigeria ; ce va-et-vient entre histoire de l’art et souvenir vécu donne à voir un métier attentif aux correspondances plutôt qu’aux effets spectaculaires.

Pour les amateurs de peinture et de dessin, l’intérêt est là : dans la manière dont le trait, la couleur et la composition construisent une présence sans la figer. Obijiaku peint des personnes, mais aussi les traces sensibles qui les entourent — une atmosphère, une distance, une mémoire partagée — et c’est cette attention au visible comme au ressenti qui donne leur densité à ses images.

Source : Colossal