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Canova relu à nouveaux frais dans un essai sur son monde

Deux siècles après sa mort, Antonio Canova retrouve une place centrale grâce à un nouveau livre d’essais consacré à son œuvre et à sa réception. L’occasion de revenir sur un sculpteur qui a fait dialoguer virtuosité technique, récit mythologique et goût néoclassique.

Canova relu à nouveaux frais dans un essai sur son monde
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Le 20 octobre 2026, The Art Newspaper revient sur la réputation changeante d’Antonio Canova (1757-1822), sculpteur italien longtemps admiré, puis relégué, avant de connaître un regain d’attention. Le livre de Livio Pestilli, Canova and His World, rassemble des essais qui éclairent à la fois les débats critiques de son époque, les difficultés techniques de ses marbres et son rôle dans la restitution d’œuvres d’art pillées par Napoléon.

L’article rappelle pourquoi Canova a compté pour ses contemporains : ses figures en marbre semblaient donner une forme tangible à ce qui paraissait presque impossible à sculpter. Cupid and Psyche Embracing, The Three Graces ou Perseus montrent un artiste capable de faire coexister grâce, retenue et énergie narrative, sans se laisser enfermer dans une seule manière.

Un regard sur le métier autant que sur le style

Ce qui intéresse ici les artistes et les amateurs de dessin et de peinture, c’est moins un panthéon figé qu’un atelier de pensée. Canova travaille la transition entre l’esquisse et l’œuvre finie, entre la spontanéité du modèle en terre et la surface polie du marbre, ce qui pose des questions très concrètes sur la traduction d’une idée en forme visible.

Le texte souligne aussi la place du regard critique : Canova a été jugé tour à tour trop élégant, trop lisse ou trop éloigné de l’Antique. Relire ces jugements, c’est comprendre comment une œuvre peut être évaluée selon des critères changeants, et comment un sculpteur peut rester vivant dans l’histoire de l’art précisément parce qu’il résiste aux catégories simples.

Source : The Art Newspaper