Au LaM, une autre histoire de l’art féminin
À Villeneuve-d’Ascq, le LaM réunit plus de 300 œuvres de 70 artistes autodidactes dans l’exposition « Singulières. Artistes, autodidactes, affranchies ». L’ensemble met en lumière des trajectoires de création menées en marge des institutions, souvent dans la solitude et sans perspective muséale.

L’exposition ouvre le 3 octobre 2026 et se tient jusqu’au 14 février 2027 au LaM, à Villeneuve-d’Ascq. Elle rassemble des peintures, dessins et autres œuvres qui racontent moins une école qu’une nécessité de faire, de tracer, d’assembler, parfois dans des conditions précaires ou sous le regard soupçonneux de leur époque.
Ce qui intéresse ici, c’est la manière dont ces artistes construisent un regard propre. Les œuvres donnent à voir des mondes intimes, des visions très personnelles du corps, du quotidien ou du rêve, avec des moyens souvent directs, inventifs et sans recherche d’ornement académique.
Pour les artistes et les amateurs de peinture et de dessin, cette exposition rappelle que la maîtrise ne passe pas seulement par l’enseignement reçu, mais aussi par l’usage singulier des formes, des couleurs et des matières. On y suit des gestes qui inventent leur propre langage, loin des catégories habituelles de l’histoire de l’art.
En réunissant ces œuvres et ces parcours, le LaM propose ainsi une lecture plus large de la création féminine autodidacte. L’exposition invite à regarder de près ce que ces images disent de la liberté de créer, mais aussi des obstacles qui ont longtemps tenu ces artistes à distance des musées.
Source : Le Journal des Arts