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Au Fitzwilliam, William Morris relu par ses archives et ses collaboratrices

Le Fitzwilliam Museum de Cambridge ouvre ce mois-ci A Call to Art: William Morris and the Pre-Raphaelites, autour d’un ensemble longtemps resté dans l’ombre. L’exposition met aussi en lumière des femmes qui ont travaillé avec Morris dans les ateliers, les textiles et le dessin.

Au Fitzwilliam, William Morris relu par ses archives et ses collaboratrices
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Le cœur du projet est la collection réunie par Sydney Cockerell, ami et secrétaire privé de William Morris, puis directeur du Fitzwilliam de 1908 à 1937. Dessins, peintures, projets, lettres, livres et autres objets conservés à Cambridge sont montrés ici pour la première fois dans leur ensemble, avec de nombreux prêts venus d’autres collections publiques et privées du Royaume-Uni.

Pour les artistes et les amateurs de dessin, l’intérêt est dans la matière même de ce fonds : beaucoup de feuilles sur papier, rarement exposées, permettent de suivre la pensée visuelle de Morris et de son entourage. L’exposition insiste sur une vision collective, sur la collaboration et sur la manière dont l’art décoratif engage le regard autant que l’usage.

Les commissaires Jan Marsh et Karen Livingstone ont aussi voulu faire sortir de l’anonymat plusieurs femmes qui ont contribué aux broderies, textiles, meubles et papiers peints de Morris & Co. Jane Morris, May Morris et Kate Faulkner figurent parmi les noms mis en avant, cette dernière avec un grand retable prêté par la chapelle de l’université de Roehampton.

L’exposition ne s’arrête pas au travail d’atelier. Elle montre aussi une mèche de cheveux d’Elizabeth Siddal, exposée pour la première fois, ainsi que plusieurs de ses œuvres, dont une aquarelle de 1857 illustrant Clerk Saunders. À travers ces pièces, le musée rappelle qu’une image peut porter à la fois une main, une histoire de travail et une mémoire longtemps mal attribuée.

Source : The Art Newspaper