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À Rome, une mosaïque antique enfin visible sous les thermes de Trajan

Un nouveau musée ouvre dans les galeries enfouies sous les thermes de Trajan, à Rome, et donne à voir la plus grande mosaïque murale conservée du monde romain. Le lieu rassemble aussi une fresque rare et quelques vestiges des thermes, dans un parcours où l’archéologie rencontre directement la peinture monumentale.

À Rome, une mosaïque antique enfin visible sous les thermes de Trajan
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Le Museo delle Terme di Traiano, ouvert à Rome, occupe une galerie souterraine d’environ 70 mètres mise au jour lors de fouilles menées entre 1997 et 1999. À l’entrée, quelques objets liés aux thermes rappellent l’ampleur du chantier impérial, mais l’essentiel du parcours est consacré à deux œuvres conservées sur place, visibles dans l’espace même où elles ont traversé les siècles.

La pièce la plus frappante est une vaste mosaïque murale, présentée comme la plus grande encore conservée dans le monde romain. Installée sur deux côtés d’une salle, elle intéresse autant par sa taille que par la manière dont elle dialogue avec l’architecture : pour un peintre ou un dessinateur, c’est un rappel concret de la relation entre image, support et espace, et de la façon dont une surface décorée peut structurer un lieu entier.

Le musée montre aussi une fresque inhabituelle, associée à ce même ensemble enfoui sous les thermes. L’article insiste sur le fait que ces deux œuvres n’ont pas de lien clair entre elles, ce qui les rend d’autant plus précieuses pour comprendre la diversité des pratiques décoratives à Rome : motifs, échelle, technique et conservation y racontent des usages très différents de l’image peinte ou composée de tesselles.

Pour les artistes et les amateurs de dessin, cette ouverture est intéressante parce qu’elle ne présente pas seulement des vestiges, mais un regard sur la fabrication des images dans l’Antiquité. On y voit comment une œuvre monumentale peut survivre comme fragment de mur, comment la matière tient le dessin, et comment la découverte archéologique renouvelle notre attention aux formes, aux rythmes et à la présence physique des surfaces peintes.

Source : Hyperallergic