À la Fondation Cartier, Ibrahim Mahama tisse mémoire et politique
Avec Le Temps des récoltes, l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama réunit neuf acteurs de la création contemporaine à la Fondation Cartier. L’exposition déploie sur trois niveaux un ensemble de formes et de matériaux qui renvoie au champ politique et à l’histoire coloniale.

Le projet présenté à la Fondation Cartier, à Paris, prend la forme d’une œuvre collective menée par Ibrahim Mahama. Autour de lui, neuf acteurs de la création contemporaine ont été invités à participer à l’exposition Le Temps des récoltes, annoncée le 26 octobre 2026.
Ce qui retient l’attention, pour des artistes comme pour des amateurs de peinture et de dessin, c’est la manière dont l’ensemble semble construit par relations, frottements et superpositions plutôt que par une seule image centrale. L’enchevêtrement de formes et de matériaux donne à voir un travail de composition où la matière porte aussi un sens historique et politique.
Le résumé de l’exposition insiste sur les « objets et fantômes du colonialisme » : le sujet n’est donc pas seulement mémoriel, il passe par la façon dont les œuvres font apparaître des traces, des absences et des tensions. Dans un accrochage réparti sur trois niveaux, le regard circule entre les éléments et mesure comment une exposition peut transformer des matériaux en lecture du présent.
Source : Le Monde – Arts